Confinement: gérez votre consommation d’alcool

En cette période de confinement face au coronavirus, source d’isolement, l’alcool peut constituer un refuge… Il peut alors être utile de se poser cette question: à partir de quand la consommation d’alcool devient-elle problématique?

Passées les campagnes #DryJanuary et #TournéeMinérale des lendemains des fêtes, l’alcool s’est à nouveau invité à table. Et, en cette période de confinement, la consommation de bière, de vin ou d’apéro, s’est réinventée à travers les «apéros vidéos» destinés à retrouver de la convivialité. D’autres, consomment de l’alcool pour tenter de gommer la solitude et l’angoisse en cette période d’incertitude… Mais gare à ce que cette période de «faiblesse» ne fasse pas passer au second plan de bonnes résolutions et n’entrouvre la porte aux assuétudes…

Quand devient-on alcoolique?

Tout d’abord, parlons quantités. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la limite devrait être fixée à 3 unités d’alcool par jour pour l’homme et 2 pour la femme (une unité étant un verre standard de bière, de vin, etc.). Au-delà, seriez-vous alcoolique? Pas obligatoirement.
Ces limitations indiquent le volume au-delà duquel vous vous exposeriez au risque d’augmentation de maladies liées à l’alcool: cancers, cirrhose, maladies digestives, cardiovasculaires ou neurologiques… Il est donc ici question de toxicité.
Le «binge drinking», ou consommation d’alcool rapide et excessive, est lui aussi source d’effets néfastes sur la santé, en plus d’être pointé du doigt comme étant une autoroute vers l’alcoolo-dépendance pour les plus jeunes.
Car l’alcool est également une substance psychoactive, source de dépendance. Cette dernière s’installe progressivement, au point de rendre problématique tout sevrage. Nous parlons dans ce cas d’alcoolisme chronique, lorsqu’une personne consomme quotidiennement de l’alcool au-delà des seuils de toxicité sans pouvoir s’en passer.

Substance toxique et psychoactive, l’alcool mérite une évaluation périodique de sa consommation.

Êtes-vous alcoolique?

Poser la question de l’alcoolisme, mérite la réponse d’un professionnel de la santé… Il existe toutefois des tests pour mieux appréhender la nature de votre consommation d’alcool (ou celle d’un proche). C’est le cas du questionnaire CAGE1:

  • Avez-vous déjà ressenti le besoin de diminuer votre consommation de boissons alcoolisées?
  • Votre entourage vous a-t-il formulé des remarques au sujet de votre consommation?
  • Avez-vous déjà eu l’impression que vous buviez trop?
  • Avez-vous eu besoin d’alcool dès le matin pour vous sentir en forme?

Si vous répondez «Oui» à deux de ces questions, il est probable que votre consommation d’alcool soit excessive.

Libre face à l’alcool

Selon votre consommation d’alcool, différentes réponses peuvent être apportées, avec la motivation en dénominateur commun.

  • Pour se distancer de quelques abus ponctuels, des techniques comme la mindfulness peuvent vous aider. Mais ne restez pas seul(e) dans votre coin. Osez un dialogue franc avec vos proches, voire un thérapeute.
  • Dans un stade plus avancé, quand l’alcoolisme chronique s’installe, certains perdent la liberté de se passer de boissons alcoolisées. Une approche holistique, qui tient compte des facteurs physiques, émotionnels, familiaux, sociaux, etc., doit être envisagée. Cette démarche nécessite l’implication de professionnels de la santé (psychologues, psychiatres, addictologues…). Votre médecin traitant sera un premier maillon dans cette chaîne de soins: il pourra vous orienter vers ces spécialistes.
  • Divers groupes d’entraide et associations vous offrent également le soutien nécessaire à votre «libération», comme les Alcooliques Anonymes ou Aide Alcool qui propose un programme d’accompagnement en ligne, gratuit et anonyme, par un psychologue.

Source
1 Williams N., The CAGE questionnaire, Occupational Medicine, Volume 64, Issue 6, Septembre 2014, Pages 473–474.

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En savoir plus

Pour contrer une consommation excessive d’alcool, même en période de confinement face au coronavirus, l’entraide demeure un maître-mot. Vos témoignages peuvent être inspirants. N’hésitez pas à les partager sur nos réseaux sociaux Facebook et Instagram!